La révolution française ? Quelle histoire ?

La société française, sous Louis XVI, était très inégalement répartie. En effet, en l’année 1789, la France compte alors 26 millions d’habitants, que l’on sépare en trois catégories distinctes. La première est la noblesse. Comptant environ 400 000 personnes, elle peut se diviser en 2 catégories, avec la haute et la basse noblesse. Vient ensuite le Clergé, composé de 120 000 personnes, également partagé entre le haut et le bas clergé. C’est ensuite le Tiers-État, regroupant paysans, artisans, et bourgeois des villes, qui représente la grande majorité de la population, environ 98% des habitants total en France et pas moins de 25 480 000 personnes. Toutefois, au sein de ce Tiers-État, la société française se montre très inégale. À cette époque, le roi Louis XVI a tous les pouvoirs, ces derniers étant essentiellement centralisés sur Paris. Néanmoins, cela s’avère en réalité bien plus compliqué, puisque la gestion, l’administration ou encore l’organisation est parfois propre à chaque province ou ville du pays. C’est alors qu’à la fin du XVIIIè siècle, une vague de mécontentement général souffle sur la France. En effet, cet ordre traditionnel pèse sur Tiers-État. Nombreux sont les privilèges accordés à la Noblesse, pour être notamment exemptée d’impôts, avoir des droits de péage et bien d’autres, tandis que les paysans et les bourgeois, eux, en payent le prix fort. De plus, le clergé, lui, prélève des dimes sur les revenus agricoles et ne paye pas d’impôts. Cela plonge la France dans une profonde inégalité entre le Tiers-État, le Clergé, et la Noblesse. 

Du côté de la trésorerie, l’état des fiances de la France se voit catastrophique. Le fait que la France ai participé à la guerre d’indépendance Américaine ruine les finances du royaume vers 1787. C’est alors que Jacques Necker, Premier Ministre, propose de diminuer les pensions impayées aux personnages importants de la Noblesse, afin de réduire le déficit en cours. Mais il fut très vite écarté. En effet, nombreux étaient les personnes de haute notoriété à s’opposer à lui suite à cette idée. Aucun trésorier n’arrivera alors à redresser les finances, car les privilèges refusèrent catégoriquement de payer un quelconque impôt. Toujours écrasée par les impôts et les diverses taxes, la population demande la convocation des états généraux. Le roi finira par accepter et une date sera fixée au 5 mai 1789. À l’occasion, Necker sera rappelé comme Premier Ministre. 

Auparavant, la France, en 1777, avec Lafayette et le Compte Rochambeau aura combattu avec les insurgés américains pour porter un coup contre la puissance anglaise. Le soutien apporté par Louis XVI n’était alors pas négligeable. Outre le fait de porter un coup à son ennemi de toujours, cela aura aussi permis de récupérer des territoires, d’acquérir de la notoriété militaire, sur terre comme en mer, et de pouvoir gagner de nouveaux comptoirs, donnant ainsi de grands plus au commerce maritime. Mais toute cette organisation aura coûté près de 2 milliards de livres et aura belle et bien participé à la chute des finances de la France. 

Dès lors, en janvier 1789, les convocations sont lancées et ont pour but de débuter les élections des députées aux états généraux. Les différents ordres organisent leurs votes indépendamment des autres. Pour la noblesse, c’est au suffrage direct. Les représentants sont en majorité issus de la petite noblesse, et une petite minorité vient de la haute noblesse. Le Clergé voit son nombre de candidats augmenter, du fait des curés venus du Tiers-État. Ainsi, représentant le Clergé, il y aura une très grande majorité de curés, et une petit minorité de prélats du haut Clergé. Pour le Tiers-État enfin, les représentants ne sont que des négociants, banquiers, hommes de loi, constituant la majorité présente. La minorité n’est elle composée que de riches ruraux et de quelques propriétaires, mais aucuns paysans ou artisans ne furent élus. En parallèle, la rédaction des cahiers de doléances finirent par expliquer les problèmes au sein du Royaume en plus des demandes et différents ordres adressés au roi. Ce qui ressortira de ces cahiers et la limitation du pouvoir royal, mais en majorité, le peuple reste fidèle au roi. Une constitution de la liberté individuelle, l’égalité de tous devant les impôts, l’égalité des personnes ainsi que des provinces ainsi qu’une réorganisation des institutions judiciaires. Ces points sont alors globalement les points communs aux trois ordres. 

Retour sur l’histoire des Républiques françaises

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Retour sur la genèse de la Première guerre Mondiale en France.

Il y a plus de 103 ans, se terminait une guerre d’une intensité et d’une échelle encore jamais vues. Une guerre ayant impliqué plus de 60 000 000 de soldats à travers le monde. Voici le résumé des origines, du déroulement, et des conséquences de la Première Guerre Mondiale

Le contexte. 

Pour bien comprendre les origines de ce premier conflit mondial, on commence en 1871, à la sortie de la guerre franco-allemande qui opposa l’Empire français à la confédération de l’Allemagne du Nord, alliées aux États allemands du Sud. Au bout de 6 mois de combat, la France est défaite et les vainqueurs s’unissent pour former l’Empire allemand. L’Alsace et la Moselle sont annexées au nouvel empire, créant des frustrations côté français. 

Des alliances. 

Dans les années qui suivent, l’Allemagne va rapidement rattraper son retard dans l’industrie et l’économie. Le pays nous alors des alliances, d’abord avec l’empire austro-hongrois, puis avec l’Italie, frustrée par la colonisation française de la Tunisie. Les trois forment alors la Triplice, ou la Triple alliance. L’Allemagne est désormais une grande puissance et profite de son statut pour entamer la colonisations de territoires africains. De son côté, la France s’allie avec l’Empire russe et signe un pacte secret de non agression avec l’Italie., lui évitant ainsi un second front en cas de guerre. L’Empire britannique craint la montée en puissance de l’armée allemande, et plus particulièrement de sa flotte militaire. Le pays sort alors de son isolement pour se rapprocher de la France, puis de la Russie. Ensemble, ils forment la Triple-Entente. Dans les Balkans, l’Empire austro-hongrois annexe la Bosnie-Herzégovine, se qui va à l’encontre du rêve de la Serbie voisine qui est d’unir les peuples slaves du Sud. Ce projet plaît à la Russie, qui se rapproche diplomatiquement du pays. Le 29 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe de Bosnie, assassine l’héritier du trône d’Autriche et sa femme. L’Autriche-Hongrie accuse la Serbie d’avoir organisé l’attentat, et malgré les menaces russes, lui déclare la guerre le mois suivant. En quelques jours, le conflit s’étend entre les pays de la Triple-Entente et de la Triple alliance. Seule l’Italie reste neutre pour le moment. 

Le plan Schlieffen.

Le plan allemand est de prendre de vitesse l’armée française qui est concentrée à l’Est, en la contournant par le Nord. Pour y arriver, l’Allemagne viole la neutralité du Luxembourg et de la Belgique. Les armées françaises, britanniques et belges sont contraintes de battre en retraite. Craignant la prise de Paris, le gouvernement français fuit la capitale pour s’installer à Bordeaux. Mais l’armée allemande se détourne de la ville pour continuer l’encerclement de l’armée française. Ils sont alors attaquées sur le flan par l’armée de Paris, qui les oblige à se retrancher plus au Nord, marquant ainsi l’échec du plan Schlieffen. 

La course à la mer. 

Le nouvel objectif allemand est d’atteindre les ports stratégiques de Calais, Dunkerque et Boulogne sur mer, pour couper le s ravitaillements britanniques. L’armée belge est en infériorité et ne peut résister à l’avancée allemande. Dans la plaine de l’Yser, le choix est alors fait d’ouvrir les vannes es écluses afin d’inonder les polders. L’armée allemande est stoppée nette, ce qui laisse le temps aux alliés de s’organiser et d’installer des tranchées. Celles-co feront 700 km de long, depuis la mer du Nord jusqu’en Suisse, figeant la ligne de front.

Le front de l’Est.

Le front étant stabilisé à l’Ouest, l’Allemagne renvoie ses troupes en renfort à l’Est pour contrer l’offensive russe qui met l’Autriche-Hongrie en difficulté. Autre rival de l’Empire russe, l’Empire ottoman profite de la situation pour entrer en guerre aux côtés de l’Allemagne. C’est ainsi qu’un nouveau front est créé à l’Est de la mer noire, et un autre dans le Sinaï face au protectorat britannique en Egypte. Pour affaiblir l’Empire ottoman, les britanniques vont soutenir une rébellion arabe, en leur promettant l’indépendance sur les terres libérées. Enfin, l’Italie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie avec l’espoir d’y gagner des territoires. 

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Retour sur l’histoire des Républiques françaises : Les régimes démocratiques.

La Première République française. Elle constitue en réalité un ensemble de gouvernements successifs réunis sous ce nom par les historiens. Elle s’étale de septembre 1792 à mai 1804. Ses frontières, différentes de celles d’aujourd’hui, ressemblent alors à cela : 

Elle est créée en pleine Révolution française. Août 1792 : Le Palais des Tuileries est alors pris par les « Sans culottes », qui annoncent alors le destin malheureux de la monarchie. C’est en effet un mois plus tard, le 21 septembre 1792, que les députés de la Convention votent, à l’unanimité, l’abolition de la monarchie constitutionnelle en France, proclamant ainsi le début de la Première République. 

Les trois gouvernements qui composent cette Première République sont les suivants : La Convention Nationale, du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795, durant laquelle le calendrier le calendrier républicain est officiellement utilisé et proclamée la Constitution de l’an un. Vient ensuite le Directoire, du 26 octobre 1795 au 9 novembre 1799 et enfin le Consulat, du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804, qui se termine par une officialisation de la prise totale de pouvoir de Napoléon Bonaparte. C’est sous cette première République que naissent en France les premières Assemblées. Le pouvoir est alors, de manière nuancée toutefois, donné au peuple, après plusieurs siècles de monarchie. 

La Deuxième République sera quant à elle la République la plus courte que connaitra la France, et ne durera que 4 ans. Tout comme la Première République, elle prend place après un régime monarchique et sera suivie par un coup d’État de Napoléon. C’est cette Deuxième République qui met un terme à la monarchie de juillet, après une grande manifestation, et à l’abdication du roi, qui s’enfuie alors en Angleterre.

C’est ainsi que la Deuxième République française se voit être proclamée, le 24 février 1848. En décembre de cette même année, Louis Napoléon Bonaparte est élu président pour 4 ans. À l’issu de ces 4 années, il fait un coup d’État, devient Napoléon 3 et instaure le Second Empire le 2 décembre 1852. Cela signe alors la fin de cette République. 

La Troisième République sera créée, à la suite de la Guerre franco-prussienne de 1870. Napoléon 3 est capturé à Sedan et la France essuie une grande défaite, ce qui donne lieu, le 4 décembre 1870, à la proclamation de la Troisième République, par Léon Gambetta. C’est le régime démocratique le plus long qu’ai connu la France, ce dernier ayant duré pas moins de 70 ans ! Avec ce régime, les présidents vont se succéder, jusqu’en 1940. La Première Guerre Mondiale ne renverse pas le pouvoir en place, mais la Seconde en revanche, change tout. Philippe Pétain, alors en charge des pleins pouvoirs, capitule face aux allemands et forme l’État français. Se termine ainsi la Troisième République. 

La Quatrième République succède au gouvernement provisoire de la République française, mise en place par la Comité français de la libération nationale à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour remplacer Vichy. C’est ainsi qu’elle est mise en place le 27 octobre 1946. De nouveau, plusieurs présidents se succèdent, mais suite aux échecs militaires dans l’ancienne colonie, le gouvernement connait de grandes difficultés à diriger le pays. C’est à ce moment que Charles de Gaulle proclame le Cinquième République, le 4 octobre 1958.

Notre République actuelle donc, voit l’arrivée du suffrage universel pour les élections présidentielles, le nouveau président et une toute nouvelle Constitution.