peuple autochtone

Pourquoi l’histoire des peuples est importante ?

Les origines du mot histoire viennent en fait d’une combinaison de deux mots. En anglais : »son »(his) et « histoire »(story). C’est souvent ce qu’on nous apprend : L’histoire est celle, simpliste, d’élites héroïques. Mais aussi de rois et de reines courageux, de gouvernements forts et de batailles gagnées ou perdues. Mais alors qu’en est-il de l’histoire des paysans, des peuples plus modestes ?

Comme l’affirme Tanner, « Étudier le passé n’ a été fait qu’une fois par les élites de la société. Il a été utilisé pour des raisons particulières, peut-être pour obtenir l’appui des régimes politiques, pour amener les gens à soutenir les campagnes et les conquêtes, pour planifier le succès militaire ou pour célébrer la vie de ce qui était considéré comme des individus importants, tels que les rois et les saints. »

peuples
L’Histoire a longtemps été composée par et sur les puissants…

Les peuples reviennent au centre de l’Histoire

C’est particulièrement le cas du système éducatif, où l’idéologie dominante dicte ce qui est enseigné. Cette situation s’est améliorée au fil des ans avec le mouvement « L’histoire d’en bas ». Issu des années 1960, ce mouvement a défendu l’histoire du peuple. N’oublions pas non plus que l’histoire est souvent écrite et réécrite par les vainqueurs, de sorte que les terroristes deviennent des combattants de la liberté, que les armées impérialistes apportent la démocratie et que les révolutions dirigées par l’Occident apportent le progrès.

Cette vision simpliste de l’histoire n’est pas notre histoire et elle cache aussi une multitude de péchés, comme le souligne Zinn dans son livre phare, l’Histoire des Peuples des Etats-Unis, «  L’histoire de n’importe quel pays, présentée comme l’histoire d’une famille, cache de féroces conflits d’intérêts (parfois explosifs, le plus souvent réprimés) entre conquérants et conquis, maîtres et esclaves, capitalistes et ouvriers, dominateurs et dominés dans la race et le sexe. Et dans un tel monde de conflits, de victimes et de bourreaux, c’est le travail de penser les gens, comme Albert Camus l’ a suggéré, de ne pas être du côté des bourreaux. »

C’est pourquoi notre histoire – l’histoire complexe des gens, l’histoire d’en bas – est cruciale. Elle raconte l’histoire des gens du peuple, des paysans, de la classe ouvrière : c’est l’histoire des peuples.

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